La Suisse planifie une taxe de transit pour les conducteurs étrangers.
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La Suisse planifie une taxe de transit pour les conducteurs étrangers.

Plus de protection contre les embouteillages sur les routes alpines

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30 juillet 2026

La Suisse prévoit, en tant que premier pays alpin, l'introduction d'une taxe de transit distincte pour les conducteurs étrangers qui traversent le pays sans s'arrêter en direction du sud. Ce projet concerne chaque année des millions de voyageurs, en particulier des vacanciers venant d'Allemagne et d'autres pays de l'UE, qui empruntent traditionnellement les routes suisses vers l'Italie ou la France. Avec cette mesure, adoptée par le parlement en mars 2026, Berne répond à des décennies de mécontentement face aux embouteillages aux passages alpins et aux nuisances pour l'environnement et les riverains.

L'essentiel en un coup d'œil

  • La redevance prévue devrait s'élever à environ 21 francs (environ 23 euros) par passage.
  • Elle s'adresse exclusivement aux véhicules étrangers sans séjour important en Suisse.
  • La mise en œuvre n'est pas attendue avant 2028 ; un référendum n'est pas exclu.
  • Il s'agit surtout de capturer les grands axes de transit tels que les tunnels du Gothard et du San Bernardino.
  • Jusqu'à présent, une vignette annuelle pour les autoroutes d'un montant de 40 francs (près de 44 euros) est nécessaire.

Frais de transit comme nouvelle source de revenus

Dans le projet de loi parlementaire, il est mentionné que les trajets de transit purs n'apportent que des coûts, mais aucun bénéfice significatif pour la Suisse. Selon les données de l'Office fédéral de la statistique, ces passages représentent environ 31 % du trafic à travers les Alpes. La taxe prévue promet des millions pour les caisses de l'État et doit principalement contribuer à réduire le trafic durant les principaux jours de voyage. Ainsi, les vacanciers sont encouragés à choisir des périodes de voyage moins populaires.

Les habitants, en particulier dans des endroits comme Airolo avant la sortie sud du tunnel du Gotthard, souffrent depuis des années de la circulation incessante, notamment les week-ends et au début des vacances. Des embouteillages de plusieurs kilomètres et une pollution de l'air accrue en sont les conséquences. Le gouvernement suisse espère que la taxe permettra non seulement d'augmenter les recettes, mais aussi de gérer de manière durable le trafic de transit.

Défis techniques et critiques

Pour la mise en œuvre, Berne compte sur la reconnaissance automatique des plaques d'immatriculation aux environ de 125 principaux points de passage frontalier. Malgré la technologie moderne, l'effort et les coûts pour le système de contrôle prévu sont élevés. Vanessa Flack, porte-parole du Touring Club Suisse (TCS), met en garde :

«L'effort en ressources n'est pas proportionnel à l'effet attendu.»

Aussi, des expertes et expertes en planification des transports voient des questions ouvertes concernant l'équité : alors que l'Autriche ou l'Italie imposent des frais à tous les utilisateurs d'autoroutes, la réglementation suisse cible uniquement les étrangers. Des représentants politiques d'Allemagne et de l'UE critiquent le fait que de telles mesures unilatérales vont à l'encontre de l'esprit des frontières ouvertes. Le député CDU Felix Schreiner de Baden du Sud qualifie les projets de « voie politiquement erronée en matière de transport » et plaide pour plus de coopération européenne.

Contexte : De la vignette à la remise échelonnée

La Suisse était jusqu'à présent considérée comme un pays avec des frais d'autoroute particulièrement avantageux, car une seule vignette est requise pour une année entière. En comparaison européenne, les paiements uniques en Autriche ou en Italie sont souvent plus chers, mais varient selon l'utilisation. L'idée de freiner intentionnellement le flot de véhicules vise avec la taxe de transit à soulager les routes locales – et il est délibérément omis d’aborder l’égalité de traitement dans le contexte européen. Cependant, le gouvernement souligne qu'une introduction ne se fera qu'après un examen approfondi et probablement avec un référendum.

Comment cela se passe-t-il pour les voyageurs ?

Jusqu'à l'entrée en vigueur de la taxe, les vacanciers ont le temps de s'adapter aux nouvelles règles suisses et éventuellement d'examiner des itinéraires alternatifs. Reste à savoir si la taxe de transit conduit réellement à moins d'embouteillages ou si, en cas de coûts élevés, elle incite à contourner la Suisse. Une chose est déjà claire : ce pays alpin établit de nouvelles normes dans la planification des voyages en Europe – et ouvre un débat sur des modèles de frais équitables dans le transport transit international.